La phonétique
Qu'est-ce que c'est que la phonétique?La phonétique est l'étude scientifique des sons du langage humain. Elle exclut les autres sons produits par les êtres humains, même s'ils servent parfois à communiquer (les toux, les râclements de gorge). Elle exclut aussi les sons non-humains. La phonétique se divise en trois domaines: La phonétique articulatoire s'occupe de l'activité des cordes vocales, de la bouche, etc. qui rendent possible la parole. Par exemple, nous savons que pour faire un [p] en français, il faut mettre les deux lèvres ensemble, sortir un peu d'air des poumons, et ensuite ouvrir les lèvres. La phonétique acoustique examine les caractéristiques sonores
des sons du langage. Par exemple, nous savons que le son produit par la consonne
[s] en français a une fréquence plus élevée que le son produit par une consonne
comme [ La phonétique auditive examine les phénomènes de perception des sons du langage par les êtres humains. Par exemple, qu'est-ce qui nous permet de saisir une syllabe accentuée? Est-ce la durée, la force, la fréquence ou une combinaison des trois? En même temps, il existe deux approches différentes pour faire de la phonétique: dans une approche instrumentale, on se sert de la technologie (spectrogrammes, rayons-x) pour l'analyse. Par contre, dans une approche impressionniste, on se sert de ses propres intuitions pour faire l'analyse. Il ne faut pas oublier que les résultats de la phonétique impressionniste devraient toujours être confirmés par une analyse instrumentale. Finalement, il est possible de faire de la phonétique comparée, où on oppose deux langues pour saisir les différences et les ressemblances entre les deux. Dans ce qui suit nous ferons de la phonétique articulatoire impressionniste. La transcription phonétiqueQuand on fait de la phonétique, il faut laisser de côté tout l'aspect graphique de la langue. Ce n'est pas la forme orthographique qui prime sur la prononciation, mais plutôt le contraire. Par conséquent, il vaut mieux agir comme si on ne savait pas écrire quand on fait de la phonétique. Mais il faut quand même un mécanisme pour représenter les sons. L'alphabet normal convient assez mal à cette tâche, puisqu'une seule lettre peut correspondre à plus d'un son (pensez au t en français) et puisqu'un seul son peut se représenter au moyen de plus d'une lettre (pensez au son [s] en français).
Quand on représente les sons d'une langue, on se sert de l'Alphabet
Phonétique International (API), un système partagé par la plupart des linguistes.
Dans cet alphabet, il existe un symbole pour chaque son. Quand on se sert de cet
alphabet pour représenter les prononciations, on entoure la représentation par
des crochets. Ainsi, pour écrire le mot chaton mettrait [ Les organes d'articulationLa première étape de la phonétique articulatoire consiste à identifier les organes d'articulation qui entrent en ligne de compte dans la production de la parole.
Commençons en bas. L'air nécessaire pour la production des sons sort des poumons et passe par la trachée. En haut de la trachée se trouve une boîte en cartilage qu'on appelle le larynx. Suspendues dans le larynx on trouve deux bandes de tissu élastiques, qu'on appelle les cordes vocales ou la glotte. Si les cordes vocales sont ouvertes, on entend un son non-voisé ou sourd comme [p]. Si elles se rapprochent et vibrent, on a un son voisé comme [v]. Au-dessus de la glotte se trouvent trois cavités: la cavité pharyngale ou pharynx, la cavité buccale et la cavité nasale. Entre le pharynx et la cavité nasale se trouve une lame de tissu qu'on appelle le voile du palais. La cavité nasale se termine par le nez. Quand on respire normalement, l'air sort des poumons, par le voile du palais ouvert et sort par le nez. Dans la cavité buccale on trouve la langue, qui se divise en apex et dos, les dents supérieures et inférieures, les alvéoles derrière les dents supérieures, le palais dur derrière les alvéoles, et le palais mou derrière le palais dur. Autour de la bouche se trouve la mâchoire. Voyelles et ConsonnesUne première distinction fondamentale divise les voyelles et les consonnes. Plusieurs critères sous-tendent cette distinction.
Notons cependant que les critères que nous venons d'identifier ne sont pas
absolus. Ainsi, l'ouverture du passage articulatoire est relative. Dans la série
[a] [e] [i] [v] [s] [p] le passage se ferme progressivement. Deuxièmement, on
trouve des consonnes voisées, où les cordes vocales vibrent: [v], [z], par
exemple, et (dans certains contextes) des voyelles sans vibration des cordes
vocales. Par exemple, dans le québécois parlé, un mot comme constitue
se prononcera [k Les voyellesDans la description articulatoire des voyelles du français, on peut distinguer deux dimensions. D'un côté, le mode d'articulation décrit la configuration générale des organes articulatoires dans la production d'une voyelle donnée. D'un autre côté, le lieu d'articulation décrit le point de rétrécissement maximal (c'est-à-dire fermature) dans la production d'une voyelle. Le mode d'articulationEn français, le mode d'articulation permet de distinguer quatre grandes classes de voyelles, classes qui s'entrecoupent entre elles. L'oralité versus la nasalitéL'un des modes d'articulation dépend de la présence ou absence de nasalité. Les voyelles orales se prononcent avec le voile du palais relevé, ce qui ferme le passage nasal. Par contre, les voyelles nasales se prononcent avec le voile du palais abaissé, ce qui laisse passer de l'air et par la bouche, et par le nez.
On distingue quatre voyelles nasales en français:
Le tilde au-dessus de la voyelle est la marque de la nasalité. On distingue une série plus longue de voyelles orales:
Comme nous l'avons déjà indiqué, certains francophones ne distinguent pas la
voyelle [ L'arrondissementUn autre mode d'articulation dépend de la forme des lèvres. Comparez les deux listes suivantes:
Dans la première série, les lèvres sont ou bien écartées, ou bien dans une position neutre. Par contre, dans la deuxième série, les lèvres sont arrondies. C'est pour cela qu'on parle de voyelles arrondies.
Le lieu d'articulationPour bien comprendre le lieu d'articulation, il faut imaginer la bouche comme un espace à deux dimensions, allant du haut en bas, et de l'avant vers l'arrière de la bouche. C'est dans l'espace ainsi défini que se situe le point de rétrécissement maximal qui détermine le lieu d'articulation. Voyelles antérieures et postérieuresComparez les deux séries de voyelles suivantes:
Dans le premier cas, le bout de la langue se déplace vers l'avant de la bouche, tandis que dans la deuxième série, le dos de la langue se masse dans l'arrière de la bouche. Pour cette raison, on appelle les premières des voyelles antérieures et les deuxièmes des voyelles postérieures.
Les voyelles [y] [ Voyelles fermées, mi-fermées, mi-ouvertes et ouvertesComparez les séries suivantes:
Au fur et à mesure qu'on passe d'une série à l'autre, la langue descend dans
la bouche. Dans la prononciation d'un [i] [y] ou [u] elle se trouve près du
palais. On parle alors de voyelles fermées (ou voyelles
hautes) puisque le passage est presque fermé. Par contre, dans la
prononciation de [a] et [
Trois des voyelles nasales sont également des voyelles mi-ouvertes: ([ Les consonnesComme c'était le cas pour les voyelles, on distingue un mode d'articulation et un lieu d'articulation pour les consonnes. Le mode d'articulationLe voisementMettez un doigt sur votre gorge et prononcez les deux séries de consonnes suivantes:
Notez la vibration qui caractérise la deuxième série, mais non pas la première. Ce sont vos cordes vocales qui vibrent. Cette vibration s'appelle le voisement, et les consonnes qui la présentent sont des consonnes voisées ou sonores. Les consonnes sans vibration sont des consonnes non-voisées ou sourdes. L'oralité et la nasalitéBloquez votre nez et prononcez les deux séries de consonnes suivantes:
Notez que dans la deuxième série, le caractère du son change par rapport à la prononciation normale. C'est la preuve qu'il y a une composante nasale dans ces consonnes. Ce sont des consonnes nasales: l'air sort par le nez et par la bouche, tandis que les autres sont des consonnes orales: l'air sort par la bouche seulement.
Les consonnes occlusives et fricativesPrononcez les deux séries de consonnes suivantes:
Essayez de continuer la prononciation pendant quelques secondes. Qu'est-ce qui se passe? Notez que la prononciation peut se poursuivre dans le cas de la deuxième série, mais non pas dans le cas de la première. C'est que les consonnes de la deuxième série n'ont pas de fermeture totale du passage de l'air. On les appelle des consonnes fricatives. Par contre, les consonnes de la première série ferment totalement le passage de l'air: on les appelle des consonnes occlusives. Parmi les consonnes fricatives, on distingue parfois des sous-classes. Les
consonnes [s] et [z] s'appellent des spirantes tandis que les
consonnes [ Les consonnes latérales et vibrantesComparez les séries suivantes:
Notez qu'on peut continuer à prononcer le [l] et le [r] mais non pas les autres. Par contre, la langue se situe au même endroit dans la bouche pour les quatre. Où est la différence? C'est que dans la prononciation du [l], la langue se met contre les dents supérieures et laisse passer de l'air des deux côtés: c'est pourquoi on l'appelle une consonne latérale. Dans le cas du [r], la langue se met contre les dents supérieures, mais produit un battement qui laisse passer de l'air. C'est pourquoi on l'appelle une consonne vibrante. Nous verrons plus loin qu'il existe plusieurs sortes de [R] en français, dont certaines sont des vibrantes, d'autres des fricatives. Le lieu d'articulationPrononcez les séries suivantes:
Notez le lieu de rétrécissement maximal; c'est-à-dire le lieu où la bouche se ferme le plus. Dans le cas de [p] [b], les deux lèvres ferment le passage de l'air. On appelle ces deux consonnes des bilabiales.
Essayez maintenant les consonnes [t] et [d]. Notez que le bout de la langue (l'apex) s'appuie contre les dents supérieures. On parle alors de consonnes apico-dentales.
Deux autres consonnes apico-dentales viennent s'ajouter à la liste. D'abord, le [l] se prononce de cette façon (essayez: lit, loup). En outre, le [r] apico-dental se prononce ainsi: le bout de la langue tape contre les dents supérieures. Passons maintenant à [k] et [g]. Notez que le dos de la langue (la partie dorsale, s'appuie contre le voile du palais. On parle alors de consonnes dorso-vélaires.
Bien qu'il existe des consonnes nasales bilabiales et apico-dentales en
français, il n'existait pas jusqu'à récemment de consonne nasale dorso-vélaire.
Mais au XXe siècle, le français a emprunté un certain nombre de mots à l'anglais,
y compris des mots se terminant en - ing. Certains locuteurs les
prononcent à l'anglaise, ce qui donne des formes comme [paRki En même temps, le français possède depuis longtemps une autre voyelle nasale,
formée par le contact entre le dos de la langue et le palais dur. Il s'agit du [ Résumons: parmi les consonnes occlusives, nasales, latérales et vibrantes, nous retrouvons quatre lieux d'articulation: les bilabiales, les apico-dentales, les dorso-palatales et les dorso-vélaires. Voyons maintenant les cas qui restent. Essayez les séries suivantes:
Dans le cas de [f] et [v], les dents supérieures entrent en contact avec la lèvre inférieure, pour fermer le passage partiellement. Il s'agit de consonnes labio-dentales.
Le cas de [s] [z] [
Les semi-voyellesécoutez les séries suivantes:
Notez qu'il existe le même nombre de syllabes dans les deux mots de chaque série. Mais dans le deuxième mot, on trouve un autre son qui ne donne pas une syllabe: c'est le son [j]. Ce son se prononce au même endroit dans la bouche (plus ou moins) que [i], mais contrairement au [i], ne donne pas une syllabe. Nous l'appelons une semi-voyelle ou une semi-consonne, puisqu'on y retrouve la sonorité des voyelles et l'absence de syllabicité des consonnes.
Il existe deux autres semi-voyelles en français, qu'on retrouve dans les exemples suivants:
La première a le même lieu d'articulation que le [y]: il s'agit de la semi-voyelle
[
Pour résumer, les semi-voyelles ont le même lieu d'articulation que les voyelles, mais ne donnent pas une syllabe. Le `e muet' ou schwaIl existe un autre son qu'il faudrait examiner en français, le e muet ou
schwa, qu'on représente par le symbole [
Notez la différence de prononciation entre deux et de. Les
deux sont des voyelles antérieures arrondies, mais le degré d'arrondissement est
un peu supérieur dans le cas du premier. Prononcez les deux, en essayant de
mettre en valeur deux et de. On peut le faire dans le cas du
premier une couverture, DEUX livres, mais non pas dans le cas de de.
Voici un premier critère pour distinguer le schwa: cela se prononce comme un [ Voici un autre critère. Prononcez les exemples suivants:
Notez que la voyelle de que et de le tombe devant une autre voyelle. C'est une autre caractéristique du schwa. Finalement, prononcez l'exemple suivant, d'abord lentement, ensuite rapidement.
Dans une prononciation lente, on prononce le e muet: [ Note importante sur la transcription des e muets. On représente les e muets qu'on prononce, non pas ceux qui sont possibles mais qui ne sont pas prononcés. Il faut donc se fier à l'oreille pour chaque cas.
La variation phonétiqueTout le monde ne parle pas de la même façon. Si les voyelles et consonnes que nous avons identifiées sont suffisantes pour expliquer le noyau du français, il reste que l'ensemble des francophones produisent des variations autour de ce noyau. Dans certains cas, ces variations s'expliquent par des facteurs non-linguistiques, comme l'origine géographique, l'âge, le sexe ou le niveau d'instruction. On parle alors de variation libre. Par contre, dans d'autres cas, les variations s'expliquent par le contexte linguistique, par les sons qui suivent ou précèdent dans un énoncé. On parle alors de variation conditionnée. La variation libreVoyons une différence régionale. Dans une prononciation québécoise, la première série aurait tendance à se prononcer selon la transcription fournie, tandis qu'une prononciation française donnerait souvent ce qu'on trouve dans la deuxième série.
Voici un autre exemple. Assez souvent les jeunes enfants produisent le
zézaiement, comme dans [m
Voici enfin un troisième exemple de variation libre. Nous avons vu que
certains locuteurs font la distinction entre [a] et [
La variation conditionnéeLa variation conditionnée dépend du contexte phonétique. Il existe une relation systématique entre ce qui précède ou suit dans l'énoncé et la forme d'un son. Voyons un premier cas, tiré du québécois:
Dans certains contextes, on trouve [ts] ou [dz], tandis que dans d'autres contextes on trouve [t] ou [d]. Où est le système? Notez qu'on trouve [ts] et [dz] devant une voyelle antérieure fermée, mais non pas ailleurs. C'est que la langue, en passant de la consonne apico-dentale vers la voyelle fermée, passe par la région où se prononce une consonne sifflante.
L'exemple précédent illustre un principe de base de la variation conditionnée: les sons qui se suivent dans la chaîne parlée ont une influence mutuelle les uns sur les autres. En d'autres termes, il faut voir la chaîne parlée non pas comme une série de blocs autonomes, mais plutôt comme une série de moments instables où on termine la prononciation du son précédent tout en commençant le son suivant. L'influence d'un son sur un autre dans la chaîne s'appelle l'assimilation. L'assimilationIl existe trois sortes d'assimilation qu'on peut identifier. Examinons-les à tour de rôle. Prononcez rapidement les exemples suivants:
Dans le premier cas, le [l] de peuple, le [ Voyons maintenant le deuxième cas. Dans une prononciation rapide, le pronom
personnel au début se prononce non pas comme [ Finalement, dans le troisième cas, il y a une consonne située entre deux voyelles au milieu du mot secondaire. Les cordes vocales continuent à vibrer à la suite de la première voyelle, tandis qu'en même temps on anticipe le voisement de la voyelle suivante. Le résultat est une consonne qui se prononce comme [g] (la forme voisée). Nous parlons alors d'assimilation double. On trouve un autre exemple d'assimilation double dans la prononciation
québécoise d'un mot comme même, qui sonne comme [m
Les syllabesNous venons de voir que les sons s'alignent dans la chaîne du discours. En fait, les suites de sons se structurent à plusieurs niveaux plus complexes. Le premier que nous examinerons s'appelle la syllabe. Une syllabe se définit par une force articulatoire supérieure dans son noyau, et par un mécanisme (baisse de la force articulatoire, coup de glotte) à ses frontières. Par exemple, prononcez les exemples suivants:
Notez le mécanisme utilisé dans le troisième cas pour séparer les syllabes. Si vous êtes francophone, ce sera probablement une baisse de la force articulatoire. Si vous êtes anglophone, ce sera probablement une fermature des cordes vocales, qu'on appelle un coup de glotte, semblable au son produit en anglais par la suite a apple. En français, une syllabe a toujours comme noyau une seule voyelle. Comme nous l'avons vu: 1 voyelle = 1 syllabe. Mais autour de cette voyelle, on peut trouver une ou plusieurs consonnes et une ou plusieurs semi-voyelles. Examinez, par exemple, les cas suivants:
Notez les différentes structures syllabiques, qu'on peut
représenter par les symboles C (consonne) V (voyelle) et S (semi-voyelle). Il y
a des syllabes de type V ([
Là où il y a des syllabes, il y a aussi des frontières syllabiques, c'est-à-dire des points de contact entre une syllabe et une autre. En d'autres termes, dans la chaîne parlée, il faut savoir où couper. Or, il est possible de postuler un certain nombre de règles de base pour la division en syllabes. En voici quelques-unes. On trouve une frontière syllabique
En principe, les locuteurs d'une langue possèdent de façon intuitive les règles de base qui permettent de découper une chaîne en syllabes. Les mots possiblesEn théorie, une langue pourrait former des mots nouveaux en combinant n'importe quel son avec n'importe quel autre. En réalité, nous constatons que chaque langue présente des traits particuliers qui font en sorte que certaines combinaisons phonétiques sont utilisées, mais non pas d'autres. Prenez la liste suivante, composée de combinaisons phonétiques:
Certaines combinaisons sont acceptées par la plupart des locuteurs (en
général, les quatre premières), d'autres font l'objet de jugements partagés (les
deux suivantes), et d'autres sont rejetées (les deux dernières). Ces évaluations
reflètent la réalité linguistique, et démontrent que les locuteurs ont
internalisé des règles. Dans le cas des jugements partagés, il s'agit souvent de
combinaisons possibles à la frontière de deux mots. Ainsi, il n'y a pas de mots
qui commencent [ Ce tableau se complique aussi sous l'influence des emprunts à d'autres langues. Ainsi, on trouve en français des mots en [ps-] construits sur des bases grecques (p.ex. psychologie, psychiatre). Par contre, on ne trouve pas de mots d'origine française qui suivent ce modèle.
À lire:Les ouvrages suivants fourniront d'autres détails sur les questions traitées dans ce chapitre. Carton, Fernand. (1974) Introduction à la phonétique du français. Paris, Bordas. (RES) Delattre, Pierre. (1966) Studies in French and comparative phonetics. The Hague: Mouton. (RES) Léon, Pierre. (1992) Phonétisme et prononciations du français. Paris: Nathan. (RES) Pullum, Geoffrey K. (1986) Phonetic symbol guide. Chicago: University of Chicago Press. (REF) Straka, Georges (1965) Album phonétique. Québec: Presses de l'Université Laval. (RES) Thomas, Alain. (1986) La variation phonétique, cas du franco-ontarien. Ottawa: Didier. (RES) Thomas, Jacqueline M.C. (1976) Initiation à la phonétique : phonétique articulatoire et phonétique distinctive. Paris: Presses universitaires de France. (RES) Walter, Henriette. (1976) La dynamique des phonèmes dans le lexique français contemporain. Paris: France Expansion. (RES)
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